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Conseiller en Sécurité / Sûreté et Intelligence Économique (IE). Auditeur de la 13è session nationale spécialisée de l'INHESJ (Institut National des Hautes Études de la Sécurité et de la Justice), membre du CEDN (Comité d’Études de Défense Nationale) et membre associé de l'IHEDN (Institut des Hautes Études de Défense Nationale) / Région Lyonnaise.

samedi 15 septembre 2012

Fait divers: tuerie en Haute-Savoie

Lundi 10 septembre - 11h15 :

la piste professionnelle


Lundi 10 septembre - 11h15 : la piste professionnelle (© Reuters)

Lundi 10 septembre - 11h15 : la piste professionnelle
En parallèle de la piste familiale, c’est maintenant la piste professionnelle qui serait explorée. L’ordinateur du père de famille, dont la maison est toujours perquisitionnée, intéresse particulièrement les enquêteurs.
Saad al-Hilli, entrepreneur, travaillait notamment en free-lance pour une société spécialisée dans la surveillance satellite. Un secteur assez sensible, et selon le tabloïd britannique « The Télégraph »,  il était même chargé d’un contrat "top secret" pour une entreprise d'armement.
Aucune confirmation de la part des enquêteurs pour le moment, mais les anciens collègues de Saad al-Hilli ont bien été entendus hier.
Sur le site internet de son entreprise, on trouve ce communiqué : "Saad travaillait à SSTL comme ingénieur en conception mécanique depuis novembre 2010. Les collègues de Saad se souviendront de lui comme d'un ingénieur expérimenté et dévoué qui a travaillé au sein d'une équipe soudée."

Tuerie en Haute-Savoie. La personnalité du père de famille est au cœur de l’enquête. Qui pouvait bien en vouloir à Saad al-Hilli ?

le 08/09/2012 à 05:00 par Antoine CHANDELLIER Vu 1172 fois
Saad Al-Hilli était cadre pour SSTL, une filiale du groupe aéronautique EADS.  Photo MAXPPP
Saad Al-Hilli était cadre pour SSTL, une filiale du groupe aéronautique EADS. Photo MAXPPP

Derrière ses airs de monsieur tout le monde, Saad al-Hilli, le père de cette famille a priori sans histoires, révélera-t-il une personnalité plus complexe ?

Les zones d’ombre dans le passé de Saad al-Hilli, cet homme sauvagement assassiné mercredi à Chevaline en Haute-Savoie, dissimulent peut-être la clé de l’enquête qui se transporte désormais au-delà du Channel. Sa maison à colombage de style Tudor, dans le secteur résidentiel de Claygate, au sud de Londres, va être passée au peigne fin.
A première vue, il y a comme un paradoxe entre le statut social de cet ingénieur d’origine irakienne de 50 ans qui, enfant, dans les années 70, a fui le régime de Saddam Hussein avec ses parents, et un mode de vacances plutôt discret et sans luxe excessif dans un camping des bords du lac d’Annecy.
Son épouse Iqbal, dentiste de formation, avait, elle aussi, émigré vers l’Europe mais a grandi en Suède. Suite à leur rencontre lors de vacances aux Emirats, ce couple, modèle d’intégration, devait fonder un foyer et semblait couler des jours heureux avec leurs deux adorables fillettes, Zainab, 7 ans, et Zeena, 4 ans.
Leur résidence principale aurait été évaluée à 1 Million d’euros et ils possédaient une maison en Dordogne, mais voilà plusieurs années que la famille avait opté pour la caravane et un mode itinérant pour découvrir la France.
Cependant, ce jeudi, la piste d’un litige sur fond d’argent avec son frère, Zaïd, un an après la mort de leur père, dans un contexte de succession douloureuse brouillait quelque peu l’image de cette famille tranquille.
Selon des témoins en Angleterre, les deux hommes auraient eu de violentes disputes et Saad al-Hilli se serait senti menacé.

Un curriculum vitæ qui intéresse les enquêteurs

Autre aspect du personnage : son implication dans les hautes technologies. Le CV de cet ingénieur en informatique brillant a de quoi intéresser les enquêteurs, voire les services du contre-espionnage.
Le Britannique naturalisé était cadre pour SSTL, une filiale du groupe aéronautique EADS. Par le passé, il aurait créé une société de conseil dans le domaine des nanotechnologies.
Autant d’éléments qui ont encouragé nos confrères du Daily mail à révéler un témoignage d’un voisin selon lequel Saad Al-Hilli aurait été placé sous surveillance par les services secrets britanniques en 2003. Information non confirmée.
Le procureur d’Annecy précisant que la victime était inconnue de services de renseignement.


http://www.franceinfo.fr/sciences-sante-neurones/info-sciences/un-thriller-inspire-des-recherches-de-pointe-sur-le-cerveau-458715-2011-11-28

http://www.franceinfo.fr/sciences-sante/info-sciences/quand-les-nanotechnologies-inspirent-les-artistes-722597-2012-08-31

http://www.cea.fr/jeunes/themes/micro_nanotechnologies/le_nanomonde/technologies_pour_l_information_et_la_communicat

http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosnano/

http://ncsu.edu/nano/about/documents/NanoInitiativeFY10AnnualReport--website.pdf


On en retient quoi des éléments qui nous sont donnés ?

Saad Al Hilli est donc un ingénieur en informatique Britannique naturalisé était cadre pour SSTL, une filiale du groupe aéronautique EADS. Par le passé, il aurait créé une société de conseil dans le domaine des nanotechnologies.
Sur le site internet de son entreprise, on trouve ce communiqué : "Saad travaillait à SSTL comme ingénieur en conception mécanique depuis novembre 2010. Les collègues de Saad se souviendront de lui comme d'un ingénieur expérimenté et dévoué qui a travaillé au sein d'une équipe soudée."
Selon le Daily mail qui a révélé un témoignage d’un voisin, Saad Al-Hilli aurait été placé sous surveillance par les services secrets britanniques en 2003.
Ce qui vient en fait contredire l'iinformation du Procurreur d'Annecy.

Or, Saad al-Hilli, entrepreneur, travaillait notamment en free-lance pour une société spécialisée dans la surveillance satellite. Un secteur assez sensible, et selon le tabloïd britannique « The Télégraph »,  il était même chargé d’un contrat "top secret" pour une entreprise d'armement.

On voit difficilement en ce cas comment un homme en charge d'un programme "top scret" n'aurait jamais eu à faire avec les services de renseignement.
De plus ous avouerez qu'il était plutôt "multicartes". Il est présenté comme un ingénieur en informatiques, expert en nanotechnologies, et travaillait à SSTL comme ingénieur en conception mécanique depuis novembre 2010, selon  communiqué de presse de sa société.

On voit ainsi la convergence pluridisciplinaire...élément clef des nanotechnologies, et discpline dans laquelle semblait exceller Saad Al Hilli, puisque ce dernier était semble-t-il chef de projet d'un programme classifié "top secret".

On sent également flotter un parfum à la Dominici :


L'ombre de l'affaire Dominici plane sur la tuerie de Chevaline

Par et , publié le


60 ans d'écart et pourtant de nombreuses similitudes entre les deux affaires. Le meurtre de la famille Al-Hilli la semaine dernière à Chevaline rappelle celui des Drummond, dans les années 1950. Même mode opératoire, même lieu, même flou autour de l'enquête. 

Une famille anglaise assassinée sur le bord d'une route en France. Il n'en fallait pas plus aux médias britanniques pour ressusciter une énigme judiciaire qui défraya la chronique dans les années 50, l'affaire Dominici, et la rapprocher du quadruple meurtre de Chevaline.  
Il y a exactement 60 ans, le 5 août 1952, une famille de campeurs anglais -un couple et leur fille- est retrouvée assassinée sur une route près du village de Lurs, dans les Alpes de Haute-Provence. Le corps de Sir Jack Drummond et de sa femme, tués par balles, sont découverts près de leur voiture. Leur fille Elizabeth, 10 ans, a eu le crâne fracassé à coups de crosse.  
Un shéma similaire au crime qui a eu lieu mercredi après-midi à Chevaline: Saad al-Hilli, sa femme Iqbal, et sa belle-mère ont été tués de deux balles dans la tête sur un parking désert de Haute-Savoie, sur les hauteurs d'Annecy. Leur fille aînée a survécu mais a reçu une balle dans l'épaule et a eu le crâne fracturé par un objet encore non identifié. Transportée à l'hôpital entre la vie et la mort, elle s'en est finalement sortie.  

Les enquêteurs espèrent une issue différente

Si Lurs et Chevaline sont distants de 300km, les médias britanniques ne s'embarassent guère de la géographie française et associent les deux lieux. "L'assassinat de trois Britanniques dans la même région, les Alpes, il y a 60 ans fait écho à ce multiple meurtre", rappelle The Daily Mirror.  
D'autant que, outre la similtude des faits, certaines pistes de l'enquête semblent se faire écho. Le Guardian rappelle que dans les deux affaires, le début des investigations a été chaotique. En 1952, les premiers agents arrivés sur les lieux avaient modifié la scène de crime, rendant certains éléments inexploitables. Dans l'affaire de Chevaline, les gendarmes, pour éviter de tomber dans le même éceuil, n'ont rien touché... et ont laissé une fillette de 4 ans cachée dans la voiture, sous le corps de sa mère, pendant 8 heures.  

Une affaire qui accroît la pression sur les enquêteurs français

Le quotidien évoque aussi "les rumeurs d'implication des services secrets" dans les deux affaires. Dans celle du meurtre de la famille Drummond, le KGB a été soupçonné d'avoir commis ce crime. En effet, Sir Drummond aurait un temps travaillé pour le compte des services secrets de sa Majesté. Une information jamais confirmée.  
Si le KGB n'existe plus sous sa forme de l'époque, l'enquête se penche sur le passé du père de famille Saad al-Hilli. Selon le tabloïd Daily Mail, il serait connu des services de renseignement depuis 20 ans et aurait même fait l'objet d'une surveillance accrue en 2003, au moment de la guerre en Irak. Une information démentie par le procureur d'Annecy, Eric Maillaud. Mais lundi matin, des équipes de déminage sont intervenues dans le domicile de la famille car des produits "potentiellement explosifs" avaient été découverts. Il s'agissait en réalité d'une fausse alerte mais qui laisse à penser que la piste terroriste n'est pas totalement écartée.  
Une chose est sûre, les enquêteurs espèrent que les deux affaires n'auront pas la même issue. L'affaire du meurtre du couple Drummond n'a en effet jamais été élucidée. Un paysan de la région -Gaston Dominici- a d'abord été condamné à mort puis grâcié quelques années plus tard par le général de Gaulle. Les témoignages ne concordaient pas et la justice ne disposait d'aucune preuve tangible. Un échec qui ne laisse aucune marge d'erreur aux enquêteurs français. "La pression sur les enquêteurs français est accrue par le souvenir de ce massacre similaire", rappelle The Independent