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Conseiller en Sécurité / Sûreté et Intelligence Économique (IE). Auditeur de la 13è session nationale spécialisée de l'INHESJ (Institut National des Hautes Études de la Sécurité et de la Justice), membre du CEDN (Comité d’Études de Défense Nationale) et membre associé de l'IHEDN (Institut des Hautes Études de Défense Nationale) / Région Lyonnaise.

jeudi 14 juin 2012

Vidéos de Merah : le doute des policiers

Toulouse

Vidéos de Merah : le doute des policiers
Vidéos de Merah : le doute des policiers
Vidéos de Merah : le doute des policiers
Mohammed Merah était -il instrumentalisé par les services de renseignements français? 24 heures après la publication par un journal algérien d'enregistrements accréditant cette idée(voir notre édition d'hier), les enquêteurs français expriment les plus grandes réserves sur l'existence même de ces documents vidéos cités dans la plainte pour meurtre déposée lundi par le père du tueur au scooter, et visant implicitement la police française.
« Merah n'avait ni téléphone portable, ni ordinateur, ni appareil photo » pendant le siège de son domicile par le Raid, ont-ils précisé. De même, le parquet de Paris, qui a demandé à examiner ces documents, a relevé des « incohérences factuelles majeures » entre les accusations formulées par le père de Mohammed Merah et les éléments de la procédure judiciaire.
Mardi, le quotidien algérien Echourouk a publié une traduction en arabe des conversations présumées entre le tueur et des policiers lors du siège qui lui fut fatal, une transcription authentifiée par la défense de la famille du tueur. Selon le quotidien, l'auteur des tueries aurait affirmé avoir découvert durant le siège de la rue du Sergent-Vigné qu'un homme qu'il croyait être son ami était en fait une « taupe», un agent des services français qui l'aurait manipulé, l'incitant notamment à partir en Irak, au Syrie et au Pakistan. La Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) n'a pour l'heure fait aucun commentaire. De son côté, le parquet de Paris «s'étonne» que ces pièces ne lui aient toujours pas été communiquées et indique qu'il attend ces enregistrements «pour déterminer les suites à donner» à la plainte du père de Merah. Et attend de pied ferme son avocate algérienne, Me Mokhtari, qui a déclaré qu'elle était prête à se rendre en France pour remettre ces vidéos à la justice française.
Au-delà des hypothèses publiées depuis plusieurs jours, restent les faits: entre les 11, 15 et 19 mars, à Toulouse et Montauban, Mohammed Merah a assassiné froidement sept perssones dont trois enfants.